Ce site Web utilise des cookies. Les cookies sont utilisés pour personnaliser le contenu et vous fournir la meilleure navigation en ligne. Nos cookies ne collectent pas de données personnelles. En poursuivant l'utilisation du site Web, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plus dans nos Politiques de confidentialité et de cookies.

J’accepte En savoir plus
  • #latest innovation in healthcare

Les hémorroïdes

Que sont les hémorroïdes?

Les hémorroïdes sont des plexus de tissu hautement vascularisé, localisées au niveau du canal anal de tout individu sain.(1,2)

Elles sont composées de:

  • Vaisseaux sanguins

  • Tissu élastique

  • Tissu conjonctif

  • Muscle lisse

L’un de leurs rôles est de participer au maintien de la continence.

Bien que les hémorroïdes soient des structures physiologiques, le terme "hémorroïdes" est communément utilisé pour désigner une condition pathologique, plus scientifiquement nommée "maladie hémorroïdaire" ou "crise hémorroïdaire".

A quoi correspond la maladie hémorroïdaire?(3,4)

Le mécanisme par lequel la maladie hémorroïdaire se développe n’est pas encore bien compris.

Alors qu’auparavant les hémorroïdes pathologiques étaient vues comme des varices anorectales, elles sont aujourd’hui considérées comme étant causées par un détérioration tissulaire locale.

Comment se manifeste la maladie hémorroïdaire? (3,4)
  • Les hémorroïdes externes peuvent se thromboser (formation d’un caillot sanguin dans les vaisseaux hémorroïdaires) et induire:

    • Une douleur aiguë et pulsatile (symptôme le plus fréquent);
    • La sensation d’une masse périanale douloureuse;
    • Un saignement (sang noir et coagulé).
  • Les hémorroïdes internes peuvent former un prolapsus et également se tromboser, induisant:

    • Un saignement, sang rouge (Symptôme le plus fréquent, cela est presque toujours indolore et arrive généralement durant la défécation. Le sang entoure les selles et est retrouvé sur le papier toilette ou dans la cuvette des toilettes.).
    • Une incontinence fécale modéré.
    • Une irritation cutanée périanale (démangeaisons, brûlures).
    • Une perte de mucus.
    • Une douleur (plus rare).
    • Une sensation de relâchement tissulaire ou de masse périanale.
  • En général

    • La maladie hémorroïdaire est indolore et provoque seulement une sensation d’inconfort local.
    • La crise hémorroïdaire désigne une exacerbation des symptômes (par exemple une douleur aïgue et pulsatile déclenchée par une thrombose).

Quels sont les facteurs de risque ? (3,4,5,6,7)

Les facteurs de risque connus de la maladie hémorroïdaire sont:

  • Le surpoids

  • La position assise ou position de défécation prolongée

  • Les situations où la pression intra -
    abdominale est accrue

  • Un apport en fibres alimentaires insuffisant

  • Le port de charges lourdes

  • Les troubles du transit -
    constipation, diarrhée chronique

  • Les antécédents familiaux

  • La Grossessе

  • L’âge

  • Un traumatisme local - rapport anal, pathologie rectale

  • L’effort à la défécation

  • Un apport oral en liquides insuffisant

  • L’alcool, la nourriture grasse ou épicée

Comme l’inactivité physique prolongée favorise la constipation, elle peut également être considérée comme un facteur de risque de la maladie hémorrhoïdaires.

Diagnostic

Les données épidémiologiques sur la maladie hémorroïdaire sont rares. La vraie prévalence est inévitablement sous-estimée car les patients déclarent peu leurs symptômes. On estime que jusqu’à 40% de la population générale mondiale souffre d’hémorroïdes.

Les hémorroïdes sont-elles fréquentes? (8,9,10)

Les hémorroïdes sont très fréquentes pendant la grossesse.

Jusqu’à 85% des femmes enceintes

Cela peut s’expliquer par les variations physiologiques de la grossesse ainsi que par une constipation fréquente.

Comment savoir si je souffre d’hémorroïdes? (1,3)

Tous les symptômes provoqués par la maladie hémorroïdaire sont non spécifiques et peuvent avoir d’autres origines (fissure anale, cancer, maladie inflammatoire intestinale,…).

Par conséquent, un examen médical approfondi est nécessaire pour le diagnostic :

  • Cela inclut un examen manuel.

En présence de sang dans vos selles, il est recommandé de consulter un médecin dès que possible car ce signe peut être causé non seulement par la maladie hémorroïdaire mais également par des pathologies plus sévères.

Quels sont les traitements?
Quels sont les traitements? (8,11,12,13)

Les hémorroïdes
externes

Ne requièrent généralement pas de traitement spécifique sauf si elles se thrombosent ou causent un inconfort.

Les hémorroïdes
internes

Peuvent être efficacement traitées par des mesures hygiéno-diététiques, des medicaments, ou des interventions instrumentales et/ou chirurgicales.

Mesures hygiéno-diététiques

L’objectif est de prévenir la maladie hémorroïdaire. Et d’en atténuer les symptômes.

Cela nécessite:

  • D’augmenter l’apport en liquides et en fibres alimentaires;
  • D’éviter les efforts durant la défécation et de limiter le temps passé aux toilettes;
  • D’éviter tout rapport anal;
  • De pratiquer régulièrement une activité physique.

  

Avant de démarrer tout traitement, il est indispensable de prendre conseil auprès de votre médecin ou de votre pharmacien.
TRAITEMENTS INSTRUMENTAUX ET CHIRURGICAUX

L’objectif est d’induire la cicatrisation des hémorroïdes par fibrose.

  • Ligature élastique: Les hémorroïdes sont attachées avec une bande élastique permettant leur oblitération.
  • Coagulation infrarouge: La lumière infrarouge est convertie en chaleur et permet la coagulation des hémorroïdes.
  • Sclérothérapie: Un agent sclérosant est injecté à la base des hémorroïdes, entraînant une réponse inflammatoire et leur rétrécissement.
  • La chirurgie est généralement réservée aux formes les plus sévères de la maladie hémorroïdaire. Il existe de nombreuses techniques chirurgicales.
TRAITEMENT MÉDICAMENTEUX

L’objectif est de soulager les symptômes.

  • Les modificateurs de transit intestinal peuvent aider à réguler la consistance et la fréquence des selles.
  • Les veinotoniques sont des médicaments réduisant la fragilité capillaire et améliorant la microcirculation en cas d’insuffisance veineuse. Ils sont également efficaces sur l’amélioration globale des symptômes de la maladie hémorroïdaire. Ils sont recommandés en traitement court lors des manifestations aiguës (crise hémorroïdaire), en particulier douleurs et saignements. Les veinotoniques peuvent généralement être utilisés pendant la grossesse, l’allaitement et en post-partum.
  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les analgésiques et les dérivés de la cortisone peuvent être utilisés en cas de douleurs causées par des hémorroïdes thrombosés. Cependant, ils doivent être utilisés avec précaution par raisons de sécurité.
  • Les traitements topiques locaux (suppositoires, crèmes, onguents) combinant à des degrés divers l’application de corticoïdes, d’anesthésiques, de lubrifiants, de protecteurs et de veinotoniques peuvent également être indiqués.
  • Chez la femme enceinte, seuls certains médicaments Peut-être utilisés, avec précautions. Les bains de siège peuvent aider à réduire la douleur hémorroïdaire. 

Prise en charge de la maladie : le mot de l’expert

Références:

1. Sneider E.B, et al. Diagnosis and Management of Symptomatic Hemorrhoids. Surg Clin N Am 90 (2010) 17–32. 
2. Sandler R.S, et al. Rethinking what we know about hemorrhoids. Clinical Gastroenterology and Hepatology 2019;17:8–15. 
3. Sun. Z et al. Review of Hemorrhoid Disease: Presentation and Management. Clin Colon Rectal Surg (2016). 29, 22–29. 
4. Geçim E., et al. Haemorrhoidal Disease Management. EMJ Gastroenterol. 2017; 6[Suppl 6]:2-12. 
5. Margetis N. Pathophysiology of internal hemorrhoids. Annals of Gastroenterology (2019)32, 1-9. 
6. Lohsiriwat V. Hemorrhoids: From basic pathophysiology to clinical management. World J Gastroenterol 2012 May 7; 18(17): 2009-2017. 
7. Iovino P et al. New onset of constipation during long-term physical inactivity: a proof-of-concept study on the immobility-induced bowel changes. PLoS One. 2013 Aug 20;8(8):e72608. 
8. Perera N, et al. Phlebotonics for haemorrhoids. Cochrane Database Syst Rev (2012). CD004322. 
9. Riss S, et al. The prevalence of hemorrhoids in adults. Int J Colorectal Dis (2012) 27:215-220. 
10. Vazquez J.C. Constipation, haemorrhoids, and heartburn in pregnancy. BMJ Clin Evid 2008. 
11. Ohsiriwat V. Treatment of hemorrhoids: A coloproctologist’s view. World J Gastroenterol. 2015 Aug 21;21(31): 9245–9252. 
12. Higuero T, et al. Guidelines for the treatment of hemorrhoids (short report). J Visc Surg (2016). 153, 213–218. 
13. Abramowitz L. Management of hemorrhoid disease in the pregnant woman. Clinic and Biologic Gastroenterology (2008) 32, S210-S214.